Mis à jour le 4 octobre 2026
Histoire de l'astrologieD'où viennent les 12 signes du zodiaque ?
Par La rédaction Bilba
Pourquoi douze signes, pourquoi ces noms, et pourquoi votre signe ne colle plus à la constellation : l'histoire du zodiaque, de Babylone à la précession.
Un héritage babylonien
Pour comprendre d'où viennent les douze signes, il faut remonter à l'astronomie babylonienne, il y a plus de deux mille cinq cents ans. Les Babyloniens étaient d'excellents observateurs du ciel. Ils ont repéré la bande étroite dans laquelle le Soleil, la Lune et les planètes semblent se déplacer au fil de l'année : l'écliptique.
Vers 450 avant notre ère, ils divisent cette bande en douze parts égales de trente degrés chacune, comme douze « mois idéaux » de trente jours. Chaque part reçoit le nom d'une constellation voisine. Le plus ancien horoscope connu reposant sur ce découpage est une tablette cunéiforme datée de 419 avant notre ère. Ce savoir s'inscrit dans la longue histoire des origines de l'astrologie.
Pourquoi douze, et pas treize ?
C'est une surprise : le Soleil traverse en réalité treize constellations sur l'écliptique, et non douze. La treizième, Ophiuchus (le Serpentaire), a été écartée par les Babyloniens pour faire tenir le ciel dans un calendrier de douze mois. Ce choix pratique, vieux de deux millénaires et demi, persiste encore dans l'astrologie occidentale.
Les signes portent donc des noms de constellations, mais un signe astrologique et une constellation ne sont pas la même chose : le signe est une tranche régulière de trente degrés, la constellation est un dessin d'étoiles de taille irrégulière.
Tropical ou sidéral : deux zodiaques
Il existe en fait deux façons de caler le zodiaque. Le zodiaque tropical, utilisé par l'astrologie occidentale, est calé sur les saisons : le Bélier commence à l'équinoxe de mars. Le zodiaque sidéral, utilisé par l'astrologie indienne, est calé sur la position réelle des étoiles.
La précession, ce décalage qui surprend
Ces deux zodiaques ne coïncident plus, à cause d'un phénomène lent : la précession des équinoxes. L'axe de la Terre décrit un grand cercle dans l'espace en environ vingt-six mille ans, ce qui fait reculer le point de départ du zodiaque d'environ un degré tous les soixante-douze ans.
Résultat : il existe aujourd'hui un décalage de près de vingt-quatre degrés entre les deux systèmes. Concrètement, quand le Soleil entre dans le signe tropical du Bélier à l'équinoxe de mars, il se trouve en réalité, dans le ciel, devant la constellation des Poissons. Votre signe de naissance, celui de l'astrologie occidentale, ne correspond donc plus exactement à la constellation où était le Soleil le jour de votre naissance.
Cette différence est au cœur de bien des malentendus entre astrologie et astronomie, deux approches dont nous retraçons l'histoire commune puis la séparation.